Un regard jeté par dessus l’épaule. Retour sur 2021.

Il est toujours étrange de regarder en arrière pour faire le bilan. Ce n’est pas un geste qui m’est naturel. Se retourner s’est trahir son attachement, effriter sa résolution, se laisser submerger par la nostalgie…
Ne pas se retourner, continuer à avancer, est une condition de réussite de la quête dans certains mythes, et j’avoue que c’est ce que je fais aussi le plus souvent. Mais après une année particulièrement angoissante et étrange j’avais besoin de jeter un coup d’oeil par dessus mon épaule afin de me poser quelques instants, de soulever le tapis pour voir si je n’y ais pas planqué trop de poussière et de reprendre mon souffle.
Pour se faire j’ai parcouru mon feed Instagram qui reflète mon état d’esprit à travers mes créations et la Nature qui m’entoure. Je n’y mets pas vraiment tout, mais je pense que ceux qui me connaissent, ou se laissent porter par leur intuition savent lire entre les lignes et interpréter les images au-delà de ce qu’elles veulent bien montrer au simple ‘passant’. Cependant, comme à chaque fin d’année, il est plutôt ‘drôle’ de constater que les créations et photographies qui me touchent le plus et m’ont demandé le plus de travail sont celles, au final, qui sont passées le plus inaperçues à travers le philtre des réseaux. Cela ne m’impacte pas autant qu’avant, (heureusement !), et j’essaie d’en tirer des enseignements pour que mon petit atelier puisse perdurer dans le temps.
Afin de bien voir les différences de point de vue, voici donc le ‘Best Nine 2021’….

De mon côté, voici sur quoi je suis fière de me retourner pour cette année 2021 :

Janvier
‘Winter Crone’

Cela me fait sourire de commencer la rétrospective avec cette photo alors que l’année se termine teintée de cette même énergie de ‘vieille hivernale’.
L’Hiver et les flocons m’accompagnent depuis longtemps, même si je ne le réalise vraiment qu’aujourd’hui. C’est une saison douce et tranchante, épurée et sans fard qui peut être tout à la fois magnifique et terrible, protectrice et destructrice, tout comme l’épine noire qui m’a soufflé ce travail de broderie…
Cette photo était accompagnée de ce texte :
« Je suis racine, filaments, décomposition.
Qui es tu toi ?
Je suis nocturne pique, vieille baie fripée, squelette décharné.
Je suis hiver en toute saison, car de mes fleurs tombent des flocons
Je suis le bosquet protecteur et l’attaquant pourfendeur… »

En 2022, j’espère pouvoir répondre moi aussi à cette question en suivant cette Vieille et ses pointes acérées.

Février
« Coeur de Forge »

Certainement la collection de bijoux la plus révélatrice.
Le lien avec les savoirs ancestraux a été très intense et de nombreuses informations consernant Cernunnos et le cerf au sein de la spiritualité gauloise, me sont tombées dessus, comme pour valider ma démarche et mon cheminenent.
Cette pièce qui et née en quelques instants, alors que j’étais en train de ranger ma table de travail est restée chez moi. J’ai eu beau la mettre en boutique, il a fallut que je la rappatrie à mon cou alors que quelques jours plus tard je canalisais un texte lors d’une promenade sur le Territoire. D’ailleurs, j’ai réalisé cette photo après la sortie de la collection, sous l’impulsion du texte qui était né la veille et dont je vous livre ici l’intégralité.

Toi qui n’es qu’eau et reflets, qui n’es que miroirs s’écoulant par les fossés.
Tu as soufflé sur mes cendres, espérant y découvrir les restes d’un brasier, un charbon à peine rougeoyant qui suffirait pour tout rallumer.
Se faisait, tu as ranimé les ombres, qui reposaient sagement. Tourbillonnant dans ton souffle elles se sont mises à danser telles des fantômes anthracites, jouant avec mes cordes sensibles une douloureuse mélodie faite de peur et d’abandon, d’os et de confiance brisés, du besoin grandissant d’être aimée.
Moi le centaure de feu, je ne suis plus qu’un piéton claudiquant.

Et toi qui n’es plus que milliers d’étangs, tu m’as murmuré qu’il y a longtemps tu fus brasier, métal en fusion, coup de marteau résonnant dans la forge brûlante. Et bien que les feux soient éteints depuis des siècles, l’eau vibre des coups frappés sur l’enclume et l’air embaume le charbon.

Alors moi qui ai le cœur fait du même bois brûlé, tu m’as demandé d’invoquer le Phoenix, plumes d’étincelles, regard d’incendie.
Tu m’as dit de ne compter que sur moi. Que tout était là, couvant sous les terres incendiées.
Et les fantômes de cendre ont danses plus fort, tourbillonnants, entre mes os calcinés. Ils ont valses jusqu’à m’en faire tousser et cracher un sang noir et gelé.
Ils ont valses jusqu’à m’en faire tousser et inspirer une première bouffée, soufflant sur la braise l’oxygène qu’il fallait pour la transmuter.

Aujourd’hui je suis flamme ; fragile et vacillante. Et j’écoute au bord de l’eau le chant des marteaux, recueille au bout des doigts les étincelles que tu m’envois. La route est longue jusqu’au cœur de la Forge.
La route est longue pour retrouver le centaure mais je sais aujourd’hui que je peux compter sur moi petit Phoenix brasillant dans les ruines brûlantes d’un souffle de Forge.


Mars
« Le Bosquet Noir »

L’Epine noire, encore et toujours.
Elle ne cesse de m’interpeller depuis que je suis arrivée en Brenne et pourtant je ne me suis pas encore abandonnée à ses enseignements…
Même si je sais qu’elle m’attends patiement toutes épines tendues et corolles ouvertes. Il serait peut-être temps de la laisser opérer…

Avril
« Morrigan »

Après être parti à la rencontre de la Morrigan accompagnée par Valiel Elentari et Phro-Nox, je suis revenue de la Caverne avec un travail à réaliser.
Cela a été un challenge tout du long. Lutter contre mes resistances, (« je ne brode pas ce genre de motifs habituellement », « ça ne rendra pas ce que je veux », « ce ne sera pas assez beau » « est-ce que je suis légitime à faire ça alors que je ne suis pas une spécialiste »…) ne pas abandonner, supporter l’intensité et l’exigence de la Morrigan et réaliser que les éléments du shooting venaient à moi plus facilement que je ne l’aurais espéré, se modifiant au gré de son bon vouloir.
Deux sessions photos ont été nécessaire afin de réaliser des images qui me conviennent et un petit moment pour accepter qu’il n’y avait pas besoin de plus.
Cependant je sens/sais depuis le début qu’il me manque 1 cliché dans cette série et que cette ceinture est là pour me rappeler ce qu’il reste à accomplir pour le réaliser. Une fois cela fait, peut-être rejoindra t-elle une nouvelle personne pour diffuser son énergie de Souveraineté et de Bataille.

Mai
« The Kingfisher »

Après le projet pour la Morrigan, j’ai eu besoin de reprendre les pinceaux et de finaliser cette boîte que j’avais en tête depuis plusieurs mois.
Aujourd’hui je n’en suis plus totalement satisfaite… Mais ce sont des choses qui arrivent. La création étant perpétuelle évolution, perpétuel perfectionnement, il est difficile de continuer à apprécier certaine ‘oeuvre’ quand on jette un regard en arrière.

Juin
« Cernunnos »

J’ai retardé cette création de plusieurs mois et je m’en suis un peu mordu les doigts dans un premier temps. Mais finalement, le temps passé sur la ceinture moriganienne et la peinture derrière on fait mûrir ce projet pour le faire naître le jour du Solstice d’été – ce qui était un symbole de plus dans ce travail dédié à Cernunnos.
Lors des sessions de broderie, j’ai canalisé les trois textes qui accompagnent la série de photos (que vous pouvez retrouver sur mon feed Instagram) ce qui était tout nouveau pour moi !
Ce fût un autre GROS projet, qui m’a laissé sur les rotules mais dont j’ai beaucoup appris.

Juillet
« Submersion »

Pas de temps fort créatif pour ce mois-ci.
Les pluies sont intenses, le Territoire en devient hostile.
La moisissure n’est pas loin…

Août
« Le Chant de la Ronce »

Toujours en grande conversation avec le Territoire.
La Ronce a été tellement généreuse cette année … Autant par la quantité de baies qu’elle nous a offert que dans ces chants/enseignements.

Septembre
« Equinox Witch »

Septembre n’aura pas été mon mois préféré.
C’est le mois du blocage de dos à ne plus pouvoir marcher. Alors que je me réjouissais de pouvoir célèbrer l’Equinoxe d’Automne, je me suis vue plongée dans des ombres difficiles à gérer, notemment la peur de ne plus pouvoir me déplacer, être forcée à l’immobilité, devoir s’arrêter, prendre soin de soi. Les microbes se sont joyeusement invités pour pimenter la fête me laissant dans une fatigue perpétuelle.

Octobre
« La Morelle Noire »

La Morelle Noire a été une révélation.
Elle s’est invitée dans mon jardin et a produit trois pieds giganstesques avec lesquels j’ai longuement échangé. Il en est né cette paire de mitaines que j’aime tout particulièrement et ce petit texte pour les accompagner.
« Réseau organique, énergétique.
Je pulse et délie les nœuds.
Je canalise, je dirige.
Je concentre, je fluidifie.
J’interroge les ramifications internes et montre les carrefours.

Interroges toi sans fard :
Quel est ton fonctionnement ?
Quels sont tes schémas, ton plan, ton architecture ?
Sur quelles fondations reposent-ils ?

Tu es un réseau organique, énergétique.
Interroges tes ramifications internes et offres toi les c
hoix des carrefours. »

Novembre
« Le Lutin/Retour en enfance »

Après beaucoup de sérieux, il était temps de s’émerveiller et de retrouver mon âme d’enfant. Tirer la langue, pouffer de rire bêtement, s’émerveiller, lâcher du lest et profiter !
Je me suis beaucoup amusée à créer cette collection de Noël. D’autant plus que je me suis sentie moins fatiguée et que j’ai pu recréer ce petit atelier de Lutin lors du marché de Noël de mon village. C’était très chouette de retrouver du monde sur un évènement.

Décembre
« Black Snow »

Cette paire de mitaines a été réalisée pour le stock du marché de Noël de fin Novembre. Du coup je n’avais pas prévu de shooting particulier. Mais c’était sans compter mes promenades gelées, quand tout brille de mille cristaux de givre dans le petit Soleil du matin…
L’Hiver propose des challenge difficile à relever et exposer ma peau nue au froid et à l’objectif n’a pas été facile. Il faut ce lâcher prise si difficile à atteindre même seule dans la nature. Une fois que ma résolution a été prise j’ai su tout de suite où aller et je n’ai plus tergiversé. La concentration pour atteindre l’image que je souhaitais a aboli le froid et finalement, s’exposer ainsi aux élèments a été une belle expérience.

Là ou l’ombre perdure, la glace se fige en un miroir.
Regardes toi.
Contemples les angles acérés et les plis de l’eau qui se fige.
Le labyrinthe est pris par l’hiver.
Ses méandres ne renvoient qu’un écho inlassable à travers le souffle du vent qui s’engouffre entre les murs.
Qui es tu ? … qui es tu ? … Qui es tu ?
Déposes tes vêtements et montres toi telle que tu es.
Apeurée, Nue, gelée…
Rien ne pourra plus te réchauffer.
Le vent qui souffle ici laisse des traces sanglantes sur les peaux blêmes.
Quand tes larmes geleront sous tes paupières, que ton corps bleu, marbré du pourpre de tes plaies béantes demandera grâce.
Ne t’arrêtes pas, ne t’effondres pas, ne tombes pas dans la somnolence tiède.
Avances. Et pas à pas délestes toi de toi.
Traverses les feux de l’Hiver
Éprouves la brûlure du verglas
Épouses le givre et les flocons, danses avec le blizzard et retrouves ton sang de glacier millénaires.’
30 novembre 2
021

Après ce dernier coup d’oeil en arrière, je peux à présent regarder vers l’horizon.
Je vous souhaite une année 2022 remplie de défis relevés et de rêves réalisés.
Bises des Etangs

Solstice d’Hiver

Ce petit texte m’a été soufflé alors que je préparais ma collection du solstice. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas repris la plume et j’ai donc évité de trop y retoucher afin que le message ne se perde pas en retravaillant la forme qui dès le début s’est apparentée à un conte ou une comptine.
Bonne lecture !

Cric, crac, croque,
Les sablés crissent entre les griffes de l’écureuil.
Cric, crac, croque,
Quelques miettes tombées, craquent sous les dents du chevreuil.
Cric, crac, croque,
Qui vient croquer le petit bonhomme qui virevolte dans le vent ?
Tic, tac, toc,
Ce n’est que la citelle qui tape et s’émerveille, de trouver en ce lieu un doigt si délicieux.

Autour d’un chaudron fumant, de gaufriers grésillant et de bols en bois remplis de noix, une demoiselle s’affaire dans l’odeur entêtante d’agrume et d’épices, de caramel et d’aiguilles de pin. Son feu crépitant éloigne l’obscurité, berce le marais d’une chaleur bienfaisante, dissipe les vapeurs laiteuses de la brume pour laisser percer quelques rayons de Lune.
Tous ses délices colorés scintillent sur les branches alentour, tels des appâts gourmands pour les petits enfants.
Pourtant, aucun signe de maison appétissante aux vitres qui se lèchent pour rassasier les affamés. Aucun fourneau en fonte majestueux où pousser la sorcière au long nez.
Juste un cœur qui réchauffe les lieux, et nourri les esprits.

Cric, crac, croque,
Le héron avale tout rond, un gâteau en forme de poisson.
Cric, crac, croque,
Une fournée de beignets fait le festin du hérisson.
Cric, crac, croque,
Qui vient croquer le petit bonhomme qui virevolte dans le vent ?
Tic, tac, toc,
Ce n’est que le Pic-vert qui tape et s’émerveille, de trouver en ce lieu un pied si savoureux.

Si par mégarde, certains s’égaraient en ce lieu, personne ne les engraisserait de savoir, d’amabilités ou de mets de fête. Pas de cage aux barreaux serrés, de soupe de pieds saupoudré de crâne de fée. Juste quelques indications pour guider les désespérés loin du marais, qu’ils quittent ce lieu sans tarder, sans y laisser leur saleté. Et si d’aventure quelques touffes d’herbes gelées les faisait chuter, que les ronces décident de les griffer ou que les vases mouvantes les avalaient… Pour sûr, ils ont dû manquer de respect à un moment donné. Maudire les dieux, les lieux et tous leurs habitants…Trop de familiarité peut parfois froisser !
Mais n’accusez pas la demoiselle, « cette sorcière » de ce sort funeste. D’elle, rien n’est venu que la préservation du marais et de sa paix. Fragile équilibre qu’elle essai de maintenir chaque jour, cherchant à chacun une place malgré le manque d’espace. Et afin de subsister à ce solstice gelé la voilà marchant dans la mousse douce, déposant dans chaque creux un sablé doré, un sucre d’orge coloré, un grelot tintinnabulant… une étincelle de magie pour éclairer l’obscurité.
Chacun aura sa place autour du feu de la Demoiselle du Marais. Sa maison n’est pas grande, mais son cœur est vaste, Il s’appelle immensité, Nature et Liberté.

Cric, crac, croque,
Le cerf s’avance, croque une pomme et se couche.
Cric, crac, croque,
A ses bois, guirlandes de houx et bonhommes d’épices
Cric, Crac, croque,
Qui vient l’y grignoter et le faire tournoyer ?
Tic, Tac, Toc,
Ce n’est que la mésange, qui tape et s’émerveille, de trouver en ce lieu un œil si merveilleux.

Une petite précision s’impose (soufflée par mon amie Anne /Lorliaswood). Ce texte est un texte poétique. Si vous souhaitez faire des offrandes en pleine nature, privilégiez des produits natuels et non transformés afin que les animaux mangent de la nourriture seine et adaptée: fruits et légumes, céréales, noix ou noisettes ou bien même des oeufs !

Green Beltaine // La création comme rituel

IMG_20200503_221451_740[1]Il y a des créations qui permettent de faire évoluer notre travail en nous poussant à apprendre de nouvelles techniques, en nous forçant à sortir de notre zone de confort, en nous invitant à travailler avec de nouvelles matières…
Et il y en a d’autres qui nous poussent à dérouler notre penser jusqu’au bout, à réaliser, au-delà de l’objet fini, un travail intérieur intense.
La ceinture ‘Green Beltaine’ fait partie de cette deuxième catégorie et me pousse aujourd’hui à clôturer mon travail de création avec l’écriture de ce billet, qui est plus une mise au clair de mon esprit plutôt qu’une volonté de vous expliquer les choses. Mais parfois, pour être bien compris, il est utile d’en dévoiler un peu plus !

Il sera donc question ici de démarche créative et d’une certaine forme de paganisme, en tout cas de la manière dont je l’expérimente et le vis, de la façon dont petit à petit il s’est infiltré dans l’atelier jusqu’à en devenir finalement l’un des fondements.

La Nature a toujours été l’une des bases de mes créations. Couplée à un univers merveilleux, fantastique où se croisent les sorcières et le Petit Peuple, la mythologie, les contes et le folklore du monde entier elle m’a offert un regard différent sur le monde qui m’entoure. Mais c’est depuis que je suis installée dans son giron qu’elle est devenue un véritable guide vers une vie plus simple, plus harmonieuse et respectueuse du cycle des saisons mais aussi vers des créations plus ancrées à ce qui m’entoure.
Cela ne fût, au début, que le simple fait de peindre les plantes que je découvrais et qui étaient sous mes yeux chaque jour, (le chêne et le lierre me poursuivent depuis le début !) puis je suis passée aux animaux. Travailler avec les rapaces, avoir de nombreux compagnons à poils et à plumes à la maison et surtout avoir l’occasion de découvrir des animaux sauvages en pleine Nature de manière régulière est un émerveillement perpétuel et m’a toujours poussé à en apprendre davantage, à explorer en toute saison les alentours de la maison pour en observer les changements. Qu’il s’agisse de l’incroyable palette des couleurs, de la magie de la lumière jouant sur l’étang, de la petite fleur ou de l’arbre que je n’avais pas vu jusqu’à présent, du papillon, de la biche, du renard en chasse suivi le temps de quelques minutes magiques…Toute mon inspiration et mon univers tiens en ces moments si simples et pourtant merveilleux. Cette suspension de tout jugement, de toute attente, cette constante envie de découvrir et d’apprendre, cette propension à s’émerveiller d’un rien est source de bonheur et de compréhension et m’a plongé, sans l’avoir vraiment cherché, au cœur des croyances que j’avais pu découvrir dans les livres au fil des années.
Planter, faire germer et cultiver le potager pour récolter et manger, apprendre les plantes sauvages qui entourent la maison et partir en cueillette le moment venu, ressentir l’énergie d’un lieu et l’appel des saisons… Tout cela a transformé ma manière de créer. Je me suis aperçue petit à petit que ma créativité avait son propre cycle, ses propres rituels et même sa propre temporalité : petit microcosme au sein d’un tout bien plus vaste.

edfAinsi chaque création y pousse telle une plante, plongeant ses racines dans le terreau fertile des images, des émotions et sensations, des couleurs, lumières et éblouissements vécus dans la Nature afin de déployer son tronc et ses feuilles au grand jour.
Si mes peintures ou bijoux semblent moins liées à ce phénomène que mes créations brodées, elles sont autant de graines germées, de petites pousses farouches et résistantes constitutives de mon univers et de son bon développement. Au sein de ce jardin sauvage, chacun raconte son histoire et bien souvent mes créations brodées en racontent de plus longues et plus précises, répondant à un besoin impérieux initié par une graine qui enfin trouve la voie du soleil.
Pour la ceinture ‘Green Beltaine’, il y avait l’envie, depuis ma précédente pièce plus automnale, de réaliser quelque chose de vert, en accord avec le printemps naissant et ce renouveau qui a vraiment déployé toute sa splendeur après cette dernière semaine de pluie.
On pourrait se dire que l’envie suffit à créer, mais il y a derrière cet élan une célébration, l’idée de rendre hommage à la beauté de la saison et dans le cas de la broderie de pouvoir arborer au grand jour les murmures qui m’habitent. Mon rituel se trouve ici, dans la création. Dans l’instant où s’échafaude une pièce qui tire ses fils et couleurs de mon cœur et tisse ses points de mes intentions.
Le résultat se suffit rarement à lui-même. Pour que le cycle soit complet il faut rendre à la Nature, recontextualiser l’idée de départ dans le milieu qui l’a vu éclore. C’est essayer de capter le message, l’atmosphère, le mystère, la beauté qui régnait à l’initiation de cette histoire mais aussi se laisser surprendre.edf
Pour Green Beltaine il y a eu la création annexe d’une couronne (comme pour Yule) et l’ajout de petits détails (boucles d’oreilles de ma meilleure amie Lorliaswood, bracelet en argent de ma grand-mère, bâton de magicien réalisé pour mon mariage) qui ne sont pas toujours visibles sur la photo mais viennent rajouter du sens à titre personnel. Et je remercie grandement mon chéri qui prends les photos de ces plus grandes pièces où je passe derrière l’objectif, car il reste patient quand je lui demande de refaire comme-ci ou comme-ça et sait d’instinct ce que je recherche ❤
C’est aussi une manière de l’inclure dans ce cycle créatif, car s’il n’était pas là, je n’en serais pas là non plus.

Je ne sais si vous m’avez suivi jusque-là, mais si vous l’avez fait peut-être saurez-vous désormais porter un regard différent sur mon travail et apercevoir ce qui se passe dans les coulisses de l’atelier et de mon cerveau bouillonnant !
Cela n’aura pas été chose aisée de mettre tout cela au clair et en mots. J’ai certainement oublié des choses en déroulant les fils dans une direction plutôt qu’une autre, mais l’exercice est utile et était présent à mon esprit depuis un moment. Il fallait juste attendre que cela mûrisse !

N’hésitez pas à me partager vos commentaires, vos propres ressentis, vos manières de voir ou de vivre l’acte de création 😉

Prenez soin de vous et de la Nature

Yule Spirit vs Grinch Spirit

« Les Chous, petits et grands, joyeusement chantaient
Avec ou sans cadeaux, ça n’avait rien changé.
Il n’avait pas gâché la fête.
Noël était blotti
Dans les cœurs et les têtes. »

Comment le Grinch à volé Noël, Docteur Seuss

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Cela fait quelques temps déjà que je réfléchis à l’écriture de cet article, sans trop savoir par quel bout l’empoigner.
Dois-je vous parler de l’atmosphère chargée des senteurs de feu de bois, de marrons chauds, d’orange et d’épices ? De cette ambiance chaleureuse de cocooning… Gros pull en laine, intérieur chalet, thé fumant au cœur d’une bibliothèque géante dans laquelle j’aimerais m’enfermer pour l’hiver ? Dois-je évoquer mes souvenirs d’enfance et l’appartement parisien décoré différemment tous les ans par mes soins ? Ou bien dois-je vous parler tout simplement de ce qui me trotte dans la tête, depuis le début de ces préparatifs de Noël, même si mes réflexions ne sont pas très festives ?

Jouer le Grinch de service n’est pas vraiment dans mes habitudes, mais force est de constater que cette année, il m’est difficile de vivre pleinement cet esprit de Noël que j’aime tant -il me reste encore du temps pour m’y plonger me direz-vous !
Ayant commencé à créer les décorations pour la boutique dès début novembre, afin d’être dans les temps pour vous les proposer fin novembre et sur les deux marchés auxquels je participe cette année, j’ai ressenti un sacré décalage dans la saison et n’est pas pu profiter, autant que je l’aurais souhaité, des énergies flamboyantes de l’automne. Sans parler du fait que moi qui grogne de voir en magasin, les décorations de Noël alors qu’Halloween n’est pas passé, me voilà à travailler moi aussi sur mes projets pour Yule à peine Samhain passé ! ^^° Autant vous dire que tout cela est très contradictoire, curieux, un brin frustrant… Et en même temps comment faire autrement ?
Travaillant seule et créant tout de A à Z, il me faut un certain délai afin de penser les futures créations, de réaliser les découpes, la peinture, les finitions. Si je ne m’y prends pas si tôt, la boutique ne se remplie pas à l’heure voulue pour que tout soit disponible pour Noël et les préparatifs du sapin.
Du coup j’ai la pénible sensation d’être noyée et assimilée à la masse des grands magasins et à leur flot incessant de publicité qui tentent de refourguer leur came à tout va. De manière générale et vu de l’extérieur, je suis comme eux : je communique sur mes produits pour les vendre.
Seulement voilà, cette dernière phrase est affreuse, vide et très réductrice. J’aimerais me convaincre que je n’appartiens pas à cette catégorie de vendeur à tout va mais force est de constater que je dois vendre pour vivre, que je dois communiquer pour exister, et croyez-moi, ce n’est pas facile tous les jours. Les réseaux sociaux étant ce qu’ils sont, il faut être présent tous les jours si l’on ne veut pas passer à la trappe et ma volonté n’est pas de vous submerger au quotidien, loin s’en faut… autant dire que pour une petite créatrice dans mon genre qui a une famille et une grande tribu à poils et à plumes à prendre en compte, le temps plus ou moins long que je dois consacrer à cela est source de complications en tous genres.
Les complications et changements de plannings sont quasi quotidien. Les remises en question et recherches de solutions pour survivre dans ce milieu le sont tout autant et pourtant la Création, toujours, prend le dessus. Elle me fait bouillonner, elle me pousse à me dépasser, à rester curieuse de tout (ça ce n’est pas trop compliqué !), elle me permet de tirer à l’air libre ce qu’il y a au fond de moi et que je ne pourrais montrer autrement que par ce biais. La création est un vrai besoin. Si je n’avais pas de boutique, je continuerais à créer pour moi.
Mais voilà, en choisissant d’en vivre pour échapper au système et à la course permanente, j’ai aussi choisi de me frotter à quelques contradictions : savoir utiliser certaines facettes de ce système pour s’en sortit et apprendre à courir encore plus vite (le facteur animal y est pour beaucoup dans cette obligation) lorsque les enfants sont à l’école pour pouvoir profiter d’une vraie vie de famille quand ils rentrent.

Tout cela reste instable et ressemble bien plus à un grand huit émotionnel qu’à un long fleuve tranquille. Mais aux différents sommets de ces montagnes russes, de beaux moments, de belles rencontres et beaucoup de partage illuminent mon voyage. Ces petites bulles chaleureuses et rayonnantes donnent tous leur sens au travail, à la course, à la galère et aux prises de tête que représente le choix de vivre de la création. Et sachez que chaque mots, négatif ou positif, adressé à un créateur a un impacte que vous ne pouvez imaginer, que chaque commande éclaire le quotidien et provoque parfois des petites danses de la joie ! Que derrière mon esprit un peu Grinch de cette année, se cache un Chou heureux et optimiste de voir Noël arriver.
Alors si votre hotte n’est pas encore pleine pour le jour J, n’hésitez pas à passer outre les grands magasins et à rendre heureux de petits artisans. Et si comme moi les sous vous manquent, n’hypothéquez pas votre appart’ et soyez créatifs… Les plus beaux cadeaux viennent de vos mains et du cœur qui les guide. ❤

Féeriquement

Et pour quelques cadeaux réalisés avec amour, n’hésitez pas à suivre les chemins qui mènent vers le Merveilleux :

*Lorliaswood mon amie de création et sœur de cœur
*Victorian animals la belle rencontre de l’année passée
*Boudoir du Chaman et son univers romantique et raffiné
*Myeimeon la sorcière aux oiseaux
*The Fairy Tree House qui enchante les intérieurs de ses douces senteurs
*The Bat in The Hat qui déchaine les foules avec ses bougies toujours plus belles
*Faërie Artisanat et ses ailes de fées aux reflets magiques

Black Samhain

Cet automne est riche en décisions et changements et je voulais vous faire part plus longuement de toute l’agitation qui secoue ma vie en ce moment et donne à Way To Faery de nouveaux horizons.
Certains le savent, jusqu’à maintenant je n’étais pas créatrice à temps plein. Mon planning se partageait entre ma vie de famille (qui englobe mari, enfants et nombreux animaux!) et ma vie professionnelle qui se scindait en deux activitées : la création mais aussi le spectacle d’oiseaux en vol libre pendant 6 mois de l’année.
Si cette dernière activitée relève d’une véritable passion elle a pourtant été très contraignante tant moralement (moins voir les enfants et le chéri, avoir le temps de rien…) que physiquement ( moins 7 kgs en six mois et la fatigue qui va avec) et a poussé toute la famille à vivre à 100 à l’heure sans phase d’acclimatation. Cet impact négatif m’a beaucoup fait réfléchir et j’ai donc décidé d’arrêter cette activitée qui au final me mangeait ma vie de famille et ma vie créative.
J’ai donc le bonheur aujourd’hui de passer créatrice à temps plein !

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La collection de Samhain de cette année marque donc un tournant pour moi. Tout d’abord parceque je vais travailler sur une prolongation de celle-ci pour le festival de Bonnu en Sorcellerie où vous pourrez me retrouver le dimanche 20 octobre ! Puis, parceque c’est en fait la première véritable ‘collection’ que je réalise !
Le point de départ en a été la couleur noire, puis petit à petit ce sont rajoutés des éléments symboles de Way To Faery, tel l’image de la sorcière, présente depuis mes débuts, les citrouilles, l’atmosphère fantastique… Tout cela a donné naissance à un petit texte que je vous livre ici. Il raconte mon univers, ma vision de ces créations, leur histoire mais aussi et toujours un peu de la mienne…

Black Samhain

La nuit s’étend dans le jardin. Entre les derniers légumes et les plans d’hiver l’espace frémit. Un voile de brume s’insinue entre les citrouilles, les plongeant peu à peu dans un bain laiteux, ouvrant la porte aux esprits silencieux.
Le chant d’un hibou vient déchirer l’air nocturne, annonçant dignement que la porte est ouverte, que le temps est venu de communier avec les disparus. Et le chant continu, accueillant fantômes et femme de chair et de sang.
Pieds nus dans la rosée, parée des couleurs de la nuit noire et de la lune argentée, elle vient cueillir les âmes des damnés, les esprits chagrins et fatigués, las et abîmés qui se sont incarnés dans son potager.
Sous les immenses feuilles rêches et piquantes, les citrouilles ont blêmi, désormais blanches et crayeuses.
Alors que le panier se rempli, et que les mains aimantes et caressantes viennent cueillir les courges fantomatiques, des plaintes se font entendre. Timides gémissements, soupirs de soulagement, souffles saccadés et brûlants. Mais parfois ce sont des cris glaçants, des sanglots d’enfants, des rires terrifiants qui explosent au cœur de la nuit tels des milliers d’échos coupants de vie brisées, de rêves piétinés, d’âmes déchirées. C’est alors qu’entre les larmes et la rosée, mains tremblantes, la cueilleuse prononce quelques mots, comme un chant pour apaiser la rage, l’effroi et la désillusion, guidant les âmes fatiguées vers la quiétude et la sérénité.
Une fois sa tâche accomplie, évanescente et gelée, la robe trempée et les genoux noir de terre elle s’en va danser accompagnée de sa compagne aux yeux de feu, aux plumes de neige et de nuit, murmurant les histoires de chacun, les souvenirs de ceux qu’elle a cueilli sous la lune et libéré dans les brumes de cette nuit de Samhain.

Black Samhain Witch
Black Samhain Witch copyright Damien L. pour WayToFaery

Imbolc Wandering

 

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Cela fait plusieurs mois déjà que je tente de reprendre mon stylo afin de faire un bilan, parler de mes différentes activités et de comment je conçois et vis la création par rapport à elles. Mais à chaque fois, le stylo m’est tombé des mains. Rien ne voulait sortir car finalement rien n’était clair.
Cependant, l’effervescence de ce mois de janvier m’ayant apporté son lot d’émotions, a aussi provoqué le besoin de m’exprimer à travers les mots afin de ne pas me laisser submerger.
Car il faut bien l’avouer, vos achats éclairs sur mes créations de mitaines brodées m’ont complétement chamboulé. J’ai conçu le premier modèle sur un élan, un besoin irrésistible, en me disant que de toute façon, si elles ne partaient pas je les garderais pour moi avec bonheur ! Puis, mon amie Anne de Lorliaswooda pointé le bout de son museau intéressé et a été la première à craquer. Mais comme je suis un peu sceptique, je me suis dit qu’elle était une amie et donc que cet achat ne comptait pas. Vous voyez ce que je veux dire ? L’achat des amis et de la famille… on apprécie mais ce n’est pas comme ci on arrivait à toucher un inconnu.
Je me suis donc remise au travail sur une deuxième paire et vous connaissez la suite. Les cinq paires réalisées en janvier ont toutes été adoptées en quelques minutes, me laissant dans un état très particulier à chaque fois. Entre la joie et la frustration, le plaisir et la tristesse de voir partir si vite une création qui a demandé tant de temps et d’investissement.

Certain le savent, je suis mariée, maman de deux enfants, de deux rapaces, trois chevaux, un poney, deux chats, une dizaine de poules, des chiens… qui eux aussi demandent du temps et de l’attention. Du coup, quand je travaille sur mes créations je suis obligée de prendre sur le temps que je leur accorde habituellement, créant un joli déséquilibre et provoquant, je pense, ce sentiment d’insatisfaction quant au départ précipité de mes mitaines ! Je n’ais pas eu le temps d’en profiter que déjà les voilà parties voguant vers de nouvelles petites mains !

Ne vous méprenez pas, vos réactions et votre attente me touche énormément, mais c’est comme ci je me retrouvais poussée sous les projecteurs sans y avoir été préparée. J’ai envie de faire plaisir à tout le monde et du coup j’enchaîne les créations le plus rapidement possible depuis début janvier, grignotant le temps que je devrais accorder à d’autres, laissant partir à chaque fois un petit bout de moi avec elles…et ces petits bouts partent trop vite à mon goût. Si je maintiens ce rythme là, je vais vite ressembler à une vieille momie desséchée ! Or ce n’est vraiment pas mon idée de la création.

Répondre aux envies de mon âme, de mon cœur et à l’inspiration toujours renouvelée que m’amène une vie dans la Nature, aux côtés de mon chéri, de mes enfants et de mes animaux, sans céder à la pression d’une demande grandissante.

Même si celle-ci est vraiment attirante, c’est une sirène qui chante la fin d’un rythme de vie que nous essayons de tirer vers la lenteur et la consommation raisonnée.

Il y aura donc des mitaines ce mois-ci, mais ma prochaine création (plutôt conséquente !) sera pour moi, histoire de ne pas me sentir dépossédée et de prendre le temps de réaliser que ce que je fais vous plaît !

Et si d’autres créatrices/eurs ont eu le courage de me lire jusqu’ici, je serais ravie de lire leurs avis et leurs ressentis.

Sur ce texte qu’il m’a fait du bien de poser je vous souhaite de belles célébrations d’Imbolc.

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Ostara : Sur le Chemin du primtemps

A l’occasion de la sortie du cartouche « Ostara », je voulais reprendre le stylo afin de vous écrire quelques mots sur le renouveau de WayToFaery à la suite de mon hivernation des mois de décembre et janvier (Walking on Winter Path).

Finalement ce temps de pause et de réflexion a duré moins longtemps que je ne le pensais, mais tout mon être appelant perpétuellement à la création ne m’aide pas à mettre l’atelier en pause bien longtemps. Le principal était surtout de retrouver ma voix/e et de prendre le temps d’explorer à fond chaque idée. Je suis donc revenue en force à mes premiers amours ; la Nature, les animaux et l’esprit sorcière. Ces thèmes, chers à mon cœur et qui rythme ma vie au quotidien s’étaient un peu effacés avec le temps ou n’avaient jamais vraiment vu le jour, faute de confiance en mes capacités à les réaliser tels que je les pensais. Mais voilà, il y a un temps pour tout. Un temps pour ronchonner et dire : « je n’y arriverais pas » et un temps pour se mettre un coup de pieds au derrière, essayer, rater, essayer de nouveau et se dire : « ah ! pas mal ! »

De ces phases de test sont nées deux collections et une nouvelle section, dont je suis ravie aujourd’hui. Elles reflètent bien qui je suis, ce que j’aime et ce qui me nourrit.

Les premières idées sont rapidement venues pour la série de boites « The Familiars ». Ceux qui me suivent sur Instagram ont souvent l’occasion de voir dans mes photos mes propres Familiers : chevaux, chiens, chats et rapaces. Il était donc logique que les animaux fassent leur apparition et soient mis à l’honneur. Aujourd’hui deux boites sont disponibles mais trois autres ont déjà des dessins prêts à être peints et quelques animaux viennent frapper à ma porte pour me demander de passer avant les autres, sans pour autant avoir été prévus !

En parallèle des boites j’ais eu le temps cet hiver de réaliser quelques croquis, juste comme ça, pour moi. C’est de là que sont sortis les deux tampons/logo que j’utilise pour signer mes créations et customiser vos commandes.
De là aussi sont apparus de petits chaudrons ornés de végétaux s’accordant aux saisons. Je ne me revendique pas sorcière pratiquante, mais j’avoue que ce terme de sorcière me suit depuis un petit moment et qu’il s’accorde relativement bien à mes aspirations et à ma vie à la campagne, où je développe mes connaissances sur la faune, la flore, la culture du potager et d’un jardin justement un peu sorcière !

Les cartouches Fêtes Sorcières/Fêtes Païennes proviennent donc de mes recherches sur les solstices et équinoxes mais surtout du cycle de la Nature que j’observe et vie au jour le jour depuis bientôt huit ans. Ainsi si Ostara, se voit orné de jonquilles et de pervenches, c’est que celles-ci ont poussées dans mon jardin à ce moment. J’aurais pus y peindre aussi des muscaris, des anémones, des primevères ou des violettes… Peut être ces essences apparaîtront dans d’autres déclinaison de cette fête printanière !

 

L’une des autres trouvailles de ce temps de repos hivernal a été l’ouverture d’une section « Grimoires » qui vous propose des dessins originaux sur la couverture en kraft de Notebooks.
Je suis vraiment ravie du succès rencontré par cette formule qui rentre totalement dans mon univers et me donne l’occasion de travailler avec d’autres outils.
J’espère que chacun/es d’entre vous remplira toutes ces pages de recettes, de potions, de magie, de connaissances sur la nature, les animaux, les pierres… et qu’elles seront les supports de beaucoup de rêves et de bonheur.

 

Enfin, je ne pouvais parler d’Ostara, temps de la préparation des semences, sans vous reparler des graines de citrouilles que vous pouvez déjà trouver dans chacune de vos commandes. C’est une démarche qui me tiens à cœur et qui rentre complétement dans l’univers de WayToFaery. Univers qui va bien au-delà des simples créations que vous découvrez en boutique.
J’échangeais, il y a peu avec mon amie Anne de Lorliaswood, sur le fait de donner du sens à nos créations. Et bien, ce petit geste de vous transmettre un bout de mon jardin que j’aime cultiver et qui m’inspire, prolonge le sens que je donne à mes peintures, vous donne un peu à voir mon petit bout de potager qui malgré une terre assez pauvre me donne de quoi me nourrir et me réjouir. J’espère que les graines récoltées sur cette petite parcelle de paradis iront germer dans vos jardins et vous remplieront le cœur et le ventre de bonheur !

Merci à ceux qui auront pris le temps de me lire jusqu’au bout pour ce petit bilan printanier !

Bises pleines de sèves et de fleurs

Walking on Winter Path

Après un automne flamboyant chargé en créativité et en effervescence, le temps de l’hiver est arrivé, me plongeant dans une profonde réflexion. Normal, me direz-vous, la fin d’année approche à grands pas, c’est donc le temps des bilans !

Au-delà de ça j’éprouve depuis quelques semaines le besoin de reposer mes pinceaux et mes aiguilles, de mettre en veilleuse WayToFaery afin de mieux le retrouver.
J’ai l’impression cette année d’avoir perdu un peu de mon âme, de m’être éparpillée et d’avoir quitté mon chemin pour me perdre dans des lieux qui ne me ressemblaient pas. Il est donc temps de retrouver le sentier qui mène à ma Féerie, et rien de tel que cette saison hivernale pour se blottir au chaud dans le terrier et entamer le voyage.

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Du coup il n’y aura pas de nouveauté avant la fin des soldes d’hiver (ce qui nous amènes au 20 février tout de même !) j’espère vraiment que celles-ci fonctionneront et que le stock diminuera pour m’aider à faire place nette et prendre un nouveau départ !
Car si j’ai toujours pleins d’idées, je veux que celles-ci soient plus réfléchies et moins instinctives ! Par manque de temps, je fais bien trop souvent les choses sur un coup de tête ; parfois le résultat est là, parfois il n’est pas vraiment en accord avec ce que je voyais. Il est donc temps pour moi de prendre mon temps, de gratter un peu plus quitte à ce que je disparaisse un peu de la toile…ce qui je pense ne me fera pas de mal.

Je vous laisse donc quelques temps pour aller marcher sur les chemins d’Hiver et me dépouiller du superflu. Il y aura toujours des nouvelles via mon compte Instagram (@fineplume) sur lequel je poste toujours mes photos Nature et suis la plus active.

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D’ici là je vous souhaite à tous une bonne fin d’année et un début 2018 féerique, créatif et chaleureux.

 

Féeriquement !

Mobile décoratif ‘Owl under the Snow’

Pour commencer cette nouvelle année j’ai pris un peu de temps pour réaliser un projet personnel, ce que je n’avais pas fait depuis longtemps!
Ainsi, pour fêter l’arrivée de ma petite fée, je me suis lancée dans un mobile décoratif aux couleurs hivernales !

Après avoir fouiller dans les tiroirs pour redécouvrir quelques flocons en tissu et les plumes de l’effraie nichant dans notre grange et avoir ramassé de vieilles branches et des pommes de pin, j’avais tout ce qu’il fallait pour commencer.
Voici donc le mobile ‘Owl under the Snow’ qui a trouver sa place dans la chambre des enfants.

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Si vous aimez ce mobile et que vous souhaiter en acquérir un dans le même esprit, il me reste quelques flocons et j’ai encore une vieille branche en stock ^^ Donc n’hésitez pas à me contacter.
Sinon il y a déjà quelques modèles en boutique :
*Forest owl : https://www.etsy.com/fr/listing/496048057/suspension-murale-decorative-bois-de?ref=shop_home_feat_1

*Blue Night: https://www.etsy.com/fr/listing/503000115/suspension-murale-mobile-decoration?ref=shop_home_feat_3

*The Brown owl & the butterfly : https://www.etsy.com/fr/listing/495313453/suspension-muraledecoration?ref=shop_home_feat_4

Et pour terminer, je vous signal que les soldes sont en cours en boutique. Dès 20 euros d’achat vous pouvez bénéficier de 20% de remise avec le code : WINTERSALE2017
N’hésitez pas à vous faire plaisir 😉

Bonne et féerique année 2017

 

 

Décorations de Noël au pays de Way To Faery

Traditionnelles, fantaisistes, décalées, colorées… Cette année les adjectifs ne manquent pas pour qualifier les différentes décorations de Noël présentes en boutique. Elles sont toutes le reflet de ce que j’aime de cette période de l’année. L’odeur du pain d’épices, du vin chaud, des marrons grillés, du thé de Noël. Les guirlandes et les bougies qui s’allument aux fenêtres ainsi que les étincelles qui pétillent dans les cheminées et les yeux des enfants. J’aime aussi tous les petits préparatifs qui font entrer tout doucement la maison au cœur de l’hiver, la transformant en cocon douillet et chaleureux. C’est donc avec un certain plaisir que je me suis lancée très tôt dans la confection des décorations et qu’il est grand temps désormais qu’elles trouvent toutes le chemin d’un nouveau sapin !

* Les sets de 3 carrés :
Encore en boutique les cerfs marron et or et la branche de sapin rouge et vert dont l’un des carré est agrémenté d’un petit grelot doré.

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Dans les carrés il y a aussi les grigri Snow Faery, agrémentés de leur petits flocons argentés.

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* Dark Snowflakes : la particularité de ce joli set de quatre flocons et que le verso a été recouvert de peinture ardoise afin de vous permettre d’écrire vos propres messages. Dans le sapin ou sur une belle table de fête dans les tons blanc et argent, l’effet sera garanti !

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*Pour un Noël plus traditionnel vous pouvez opter pour les branches de sapin accompagnées de leurs pommes de pin ou de la mini flèche Christmas Town 

*Ou dans un joli bleu nuit irisé, orner les branches du set Moon&Sun qui reproduit les figures de la lune et du soleil des planches ouija rétro !

* Les décalés :
Avec le set steampunk, effet rétro et originalité garantis!

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Rejouez ‘L’Etrange Noël de Mr Jack’ dans votre sapin avec le set Halloween ! Mon sapin de l’année dernière dans cet esprit était très réussi. Quelques plumes noirs, une guirlande de feuilles aux couleurs de l’automne et le tour est joué !

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Enfin, je vous laisse avec un petit aperçu de mon sapin !
Si l’envie vous en prend n’hésitez pas à poster une petite photo du votre ^^

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Bon préparatifs et joyeuses fêtes!