Walking on Winter Path

Après un automne flamboyant chargé en créativité et en effervescence, le temps de l’hiver est arrivé, me plongeant dans une profonde réflexion. Normal, me direz-vous, la fin d’année approche à grands pas, c’est donc le temps des bilans !

Au-delà de ça j’éprouve depuis quelques semaines le besoin de reposer mes pinceaux et mes aiguilles, de mettre en veilleuse WayToFaery afin de mieux le retrouver.
J’ai l’impression cette année d’avoir perdu un peu de mon âme, de m’être éparpillée et d’avoir quitté mon chemin pour me perdre dans des lieux qui ne me ressemblaient pas. Il est donc temps de retrouver le sentier qui mène à ma Féerie, et rien de tel que cette saison hivernale pour se blottir au chaud dans le terrier et entamer le voyage.

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Du coup il n’y aura pas de nouveauté avant la fin des soldes d’hiver (ce qui nous amènes au 20 février tout de même !) j’espère vraiment que celles-ci fonctionneront et que le stock diminuera pour m’aider à faire place nette et prendre un nouveau départ !
Car si j’ai toujours pleins d’idées, je veux que celles-ci soient plus réfléchies et moins instinctives ! Par manque de temps, je fais bien trop souvent les choses sur un coup de tête ; parfois le résultat est là, parfois il n’est pas vraiment en accord avec ce que je voyais. Il est donc temps pour moi de prendre mon temps, de gratter un peu plus quitte à ce que je disparaisse un peu de la toile…ce qui je pense ne me fera pas de mal.

Je vous laisse donc quelques temps pour aller marcher sur les chemins d’Hiver et me dépouiller du superflu. Il y aura toujours des nouvelles via mon compte Instagram (@fineplume) sur lequel je poste toujours mes photos Nature et suis la plus active.

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D’ici là je vous souhaite à tous une bonne fin d’année et un début 2018 féerique, créatif et chaleureux.

 

Féeriquement !

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Inspiration : chouettes & hiboux

Si les rapaces nocturnes n’ont pas été jusque là trop mis en évidence dans mes réalisations, ils sont pourtant chers à mon cœur et je suis donc heureuse de pouvoir évoquer le sujet à l’occasion de la mise en boutique de ce portrait de Walkyrie :

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Hibou grand-duc de Sibérie, Walkyrie partage le quotidien de notre famille depuis bientôt un an. Issue de l’élevage en captivité, nous sommes allé la chercher au Puy du Fou alors qu’elle fêtait ses trois semaines !

La Dame n’avait pas la même tête qu’aujourd’hui et a souvent fait se questionner les néophytes en matière d’oiseaux. Il est vrai qu’avec ses un kg, son énorme bec, ses deux soucoupes orange et son duvet couvrant à peine tout son corps elle pouvait avoir l’air d’un extra-terrestre un peu moche et complètement pataud. Pourtant telle la chenille se transformant en papillon, le rapace nocturne opère une métamorphose spectaculaire pour devenir une créature toute en beauté et puissance.

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En voyant et en entendant Walkyrie évoluer au quotidien je comprend un peu mieux les superstitions qui ont émergé autour des rapaces nocturnes. Outre le fait qu’ils ne soient pas ‘beaux’ étant petits, ils sont en prime très bruyants (les petits appelants leur parents pour avoir à manger). Leur cri, à une époque où la connaissance de la faune était limitée et où l’inconnu s’expliquait par le surnaturel, pouvait faire frissonner n’importe qui. En France, associés à la mort, aux fantômes, les chouettes et les hiboux ont été maltraités, voir même cloués sur les portes des granges pour conjurer le mauvais œil. Par la suite associés aux sorcières ou aux devins ils ont toujours gardés cette aura d’ombre et de mystère que leur vie discrète et nocturne n’aide pas à dévoiler.

Ce côté légende et merveilleux m’a toujours interpellé, me poussant à la curiosité et me donnant envie, au-delà d’apprendre à les connaitre toujours mieux, de les intégrer à mon travail. Mais il m’a été difficile de prendre les pinceaux et de me lancer à les peindre, ayant trop peur de rater et de transformer c’est si beaux oiseaux en horreur !

J’ai fait une première ébauche de silhouette sur l’enseigne « Witch’s Forest », puis me suis vraiment lancée avec la chouette effraie pour le talisman « Nocturnal Spirit ».

Aujourd’hui j’aimerais que l’oiseau puisse s’intégrer dans une enseigne et ne pas rester « juste un portrait ». La réflexion est donc lancée et d’ici quelques temps des plumes viendront certainement trouver leur chemin jusqu’à mes pinceaux !

Et pour rappel, depuis 1972 tous les rapaces sont protégés et il est donc interdit de les capturer, de les tuer, de détruire leurs aires de nidification. Si il vous arrivez d’en trouver un, ne le ramassez pas, à par en cas de danger immédiat pour lui et si vous le faites amenez le en centre de soin ou à des personnes compétentes !

Circus : les inspirations d’une collection.

Depuis que j’ai commencé à peindre mes enseignes et qu’elles s’accumulent un peu partout dans la maison, beaucoup me demandent d’où je tire mes idées. Ceux qui me connaissent depuis la revue Fées Divers, voir même avant, savent le pourquoi du côté féerique, médiéval, littéraire et un peu sorcière ! Il est vrai pourtant que l’univers du cirque était resté dans la sphère privée de deux textes inachevés (et tout un univers allant avec) trainant dans mes carnets et un rayonnage bondé dans ma bibliothèque. Mais aujourd’hui cette masse de documentation accumulée et ma curiosité insatiable pour le sujet, font ressortir des images fantasmées de cet univers aux codes et rites particuliers. Et pour les curieux qui me posent la question de mes inspirations, voici un petit éventail de celles rattachées au cirque et aux freaks.

*Circus… … ou la bible du cirque par les éditions Taschen. Cet énorme livre accordé à l’esthétique des cirques traditionnels conte, en trois langues, l’histoire du cirque américain et son héritage sur la culture d’aujourd’hui. On y parle de Barnum (dont il faut absolument lire les mémoires pour se rendre compte de ce qu’était sa conception du cirque et des galeries de monstruosités !), des Ringling et autres freaks, un indispensable que je ne cesse de feuilleter sans me lasser de redécouvrir les nombreuses affiches et photos anciennes.

*Freaks de Tod Browning.

Ce film en noir et blanc sorti en 1932 présente la vie d’une troupe accueillant des « monstres » ; ces personnes proposant à voir toute sorte de déformations physiques. Cette thématique de la difformité qui attire et répugne le spectateur m’est chère et fait partie de ce qui m’interpelle dans l’univers du cirque des années passées : la piste avait le pouvoir de transformer ce que dans le monde extérieur le spectateur trouvait ignoble, la piste avait le pouvoir de rendre célèbre une personne qui n’aurait pas eu droit à un regard dans le monde extérieur, la piste vendait du rêve, donnait à voir du sensationnel et des paillettes mais en coulisses les conditions de vie étaient plutôt digne du cauchemars. Cette dualité constante est l’essence de mon cirque fantasmé, celle que je traite dans mes textes inachevés et que j’essaie de faire ressortir au travers les couleurs utilisées dans mes enseignes. Ce jeu d’ombre et de lumière, de rêve et de violence, de réel et d’imaginaire donne matière à réflexion et propose une source d’inspiration prodigieuse.

*La caravane de l’étrange, série crée par Daniel Knauf. (2 saisons)

Avec cette série qui se déroule pendant la grande dépression de 1934 aux Etats Unis, c’est l’obscur, le mystère et le mystique que l’on touche. La bataille entre le bien et le mal fait rage mais les apparences sont encore une fois trompeuses et les forains guidés par un chef que l’on ne voit jamais, sont pour le moins étranges. C’est ici l’ambiance complètement noire –voir glauque- crue et fantastique qui m’a interpellée. Parfois la compréhension est même vraiment brouillée mais je trouve justement que cela reflète bien le milieu circacien qui possède ses propres codes, ses propres rites, parfois troubles pour nous autres novices. Plus récemment c’es la série American Horror Story qui a consacré sa quatrième saison au cirque et aux Freaks. Si l’ambiance qui tourne autour du cirque est intéressante et les conflits et difficultés dues à la condition de monstruosité bien mis en avant, la série manque d’un vrai fil rouge pour vraiment captiver.

*Le cirque des rêves, Erin Morgenstern.

Pour ce roman, une toute autre route s’offre au lecteur. Exit le côté glauque et bienvenue à la poésie, à l’esthétisme raffiné en noir et blanc, au merveilleux. Le mystère s’installe et l’histoire propose une lutte dévorante et acharnée entre deux illusionnistes qui devront pour se départager créer le meilleur tour. Pour cela leur maître donne le cadre : un cirque. Alors bien sûr on s’éloigne de l’image classique, mais l’ombre plane tout de même sur le récit, la dualité et l’atmosphère envoûtante de cet univers demeure et réussit à m’emporter auprès des « rêveurs » à chaque lecture.

D’autres références jalonnent ma bulle d’inspiration circacienne comme les romans Le Prestige de Chritopher Priest et De l’eau pour les éléphants de Sara Gruen et leur adaptation cinématographique ou bien les peintures et croquis de Toulouse Lautrec et le livre de Martin Monestier intitulé Les Monstres. Dans le rayon jeunesse je citerais le travail de Benjamin Lacombe pour La mélodie des tuyaux ou celui de Guillaume Bianco dans la série Billy Brouillard pour le côté encyclopédique et cabinet de curiosité. Voilà donc un petit tour de piste qui j’espère vous aura rendu curieux et vous mettra des étoiles pleins les yeux ! Voir la collection CIRCUS

WayToFaery la genèse : Ou comment un mariage médiéval inspire un projet

J’inaugure ce blog avec un billet un peu particulier pour moi.
Souhaitant parler de la genèse de WayToFaery, je vais devoir vous conter un peu de mon histoire personnelle et quotidienne. Ce qui nourri mes passions, mes rêves, mes inspirations et fait que de nouveaux projets se forment et prennent vie.
Ici c’est un autre grand projet de vie qui a jeté les prémisses de ce qu’est aujourd’hui WayToFaery : mon mariage.
Recherchant à accorder ce jour à ce que nous aimions avec mon futur mari, nous avons opté pour la Nature, qui certes nous entoure mais dont on ne se lasse pas et dont on ne peut se passer. Les chevaux, qui vivent avec nous, qui nous on fait nous rencontrer, l’équitation étant mon « premier » métier et au-delà de ça une passion. Enfin le côté médiéval fantastique qui sort le mariage de tout son côté classique et traditionnel pour ne laisser que convivialité et franches rigolades, car forcément médiéval fantastique implique de trouver un costume en conséquence. De mon côté cela fait quelques années que j’enfile des robes médiévales pour des festivals et autres salons fantastiques mais dites-vous bien que cela peut en rebuter plus d’un de se « déguiser » ! Pourtant il me semble bien que lors d’un mariage classique les inviter sont tout autant déguisés, donc quitte à l’être autant que cela sorte de l’ordinaire et du guindé !
Voici donc le décor planté et quelques thématiques ressortent déjà dans le travail que je fais aujourd’hui sur mes enseignes. C’est d’ailleurs en cherchant la décoration pour le vin d’honneur que l’idée de peindre moi-même des blasons est ressortie. Je ne voulais pas du côté traditionnel que cela soit pour la forme ou les couleurs, il fallait que cela s’accorde avec le médiéval fantastique ainsi qu’avec chacune des tentes qui composeraient le buffet. Le challenge était lancé, ne manquait donc plus qu’à passer à la réalisation ! Et après moult brainstorming quatre enseignes ont vues le jour :

*La Taverne de la Dame Blanche : Où l’on boit comme il se doit !
Pour cette enseigne je voulais qu’on voit cette belle chouette effraie stylisée (l’originale est ici ) mais aussi que l’on pense à la Dame Blanche des légendes ; évanescente et un peu effrayante.

*Le Chant de la Sirène : Où le poisson se mange !
Certains trouveront cette sirène un peu spéciale, mais ce motif est celui d’un bas relief médiéval !  La vision de la sirène, de nos jours, et bien loin des premières représentations antiques. De la créature mi-femme mi-oiseau elle est passée par cette femme poisson à deux queues et s’est fixée à une figure plus glamour de femme poisson bien faite, charmeuse et inoffensive…mais n’oubliez pas qu’elle attire les hommes pour les noyer !

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*Le Panier du Chaperon Rouge : Où l’on mange de la galette !
Petit clin d’œil à l’univers des contes que j’ai sillonné pendant de nombreuses années avec ma copine Lorliaswood 😉

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*L’Auberge de la Bête Noire : Où l’on boustifaille de la cochonnaille!
Ici, c’est le sanglier qui est ainsi nommé et qui se trouve mis à l’honneur avec cette enseigne sobre mais que je trouve très efficace et immersive !

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Aujourd’hui ces quatre enseignes ornent ma cuisine mais elles ont fait belle impression lors de mon mariage médiéval fantastique et beaucoup d’invités seraient bien repartis avec l’une ou l’autre sous le bras ! Participant au côté immersif de cet événement hors du temps, ce sont ces créations, qui n’ont pas toujours été remarquées au premier coup d’œil, qui ont donné l’atmosphère que nous recherchions et plus de crédibilité à l’univers dans lequel nous voulions plonger nos invités.

Depuis, d’autres enseignes ont vu le jour afin de décorer d’autres endroits comme la bibliothèque, les boxes ou la volière qui accueille nos deux buses de Harris (elles aussi sont le résultat d’une passion tardive mais foudroyante développée peux avant ce fameux mariage !). D’autres créations qui ne demandaient qu’à voir le jour ont pris le chemin des pinceaux et je me suis vite retrouvée envahie par tout un tas d’écussons, de plaques de porte, de planche ouija, de flèches et de bannières. C’est ainsi qu’est né WayToFaery : de l’envie de faire partager un (des) univers, d’apporter une touche de merveilleux et d’original au cœur des maisons et de pouvoir proposer aux gens qui le souhaitent de créer pour eux, afin que leur événement soit aussi réussit que le fût notre mariage.

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